C’est un biologiste et écrivain
français né à Paris le 30 octobre 1894. On lui doit de nombreuses expériences
sur les batraciens (crapaud, grenouille...). Il a été l’un des premiers à
vouloir rendre les sciences naturelles accessibles à tous. Il est mort à Ville
d’Avray le 4 septembre 1977, à l’âge de 83 ans.

Jean Rostand Il est le fils cadet d’Edmond Rostand,
le célèbre auteur de Cyrano de Bergerac, et de Rosemonde Bernard, poète elle
aussi (on lui doit notamment les célèbres vers : "Car vois-tu, chaque jour,
je t’aime davantage. Aujourd’hui plus qu’hier, et bien moins que demain").
Très jeune, Jean se passionne pour les animaux, les insectes
surtout. La lecture des « Souvenirs entomologistes » de J-H
Fabre est pour lui une révélation. Il écrit à Fabre pour lui exprimer son
admiration. Celui-ci répond en envoyant des articles et même des insectes (scarabées
sacrés, chenilles...). La vocation de Jean Rostand est déjà fixé. Il n’a que
8 ans. A 10 ans, il collectionne les insectes, il dissèque et réalise ses premières
expériences. En 1911, il passe son baccalauréat. Les certificats de licence
se succèdent : physiologie générale (1913), chimie biologique, minéralogie (1914),
botanique, histologie, embryologie...

La première guerre mondiale éclate. Réformé, Jean Rostand s’engage tout de
même comme infirmier. Ses 4 années de guerre se déroulent à l’hôpital du Val-de-Grâce
où il recherche le vaccin antityphique sous la direction du professeur Hyacinthe
Vincent.
En 1928, il écrit son premier livre scientifique « les chromosomes, artisans
de l’hérédité et du sexe » et s’affirme pour la première fois comme un
grand biologiste. Pour ses recherches, Jean Rostand a eu comme sujet de prédilection
: les batraciens. « Le biologiste passe, la grenouille reste » aimait-il
à dire.

Ces animaux lui procurent 3 orientations d’études : -l’action des basses
température sur les cellules reproductrices -la parthénogénèse, c’est-à-dire
le développement de l’embryon sans fécondation -et les étangs à monstres,
grenouilles et crapauds aux doigts multiples et membres anormaux. Ses découvertes
sont décrites dans de nombreux ouvrages destinés à un large public, car c’est
là un autre trait important de sa personnalité : Jean Rostand est un vulgarisateur.
Il parle des grands problèmes scientifiques avec des mots de tous les jours.
En plus de ses livres, il tient de nombreuses conférences pour faire partager
sa passion. Il avait l’art des formules et nombreuses sont restées célèbres.
(voir Citations) En 1959, il est élu à l’Académie Française et reçoit, la
même année, un prix de l’UNESCO pour sa volonté de rendre la science accessible
à tous.

Les enfants sont l’un de ses publics préférés et pour éveiller les jeunes
à la connaissance de la biologie, un centre
Jean ROSTAND voit le jour à Pouydesseaux où il a mené la majeure partie
de ses recherches. A propos de la création de ce centre, il disait : "Je
vous rappelle que ce centre aura pour but principal de donner aux jeunes le
goût des sciences naturelles et d’éveiller en eux la conscience écologique
qui en fera des protecteurs de la nature."

1963 : Jean Rostand remet leurs prix aux enfants de Ville-d'Avray, où il
a vécu Dans les années 60, il prend position sur de nombreux problèmes : contre
la bombe atomique, contre la peine de mort, pour l’avortement, pour la démocratisation
de l’enseignement... Et ce n’est pas un hasard si aujourd’hui, de nombreux
établissements scolaires, comme le nôtre, porte le nom de celui qui a voulu
partager avec chacun sa curiosité et sa soif de savoir.

Jean Rostand le vulgarisateur s'est éteint à Ville d’Avray le 4 septembre
1977 à l’âge de 83 ans.
|